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Firiond entendait des pas et des voix alarmées de l’autre côté dans le couloir. Il s’acharna encore un peu sur le corps sans vie de la Matriarche, le mutilant atrocement. Il leva la tête pour admirer son oeuvre. Pas mal. Celui qui découvrirait le cadavre aurait sûrement un sacré choc.

Une voix féminine appela de derrière la porte.

- Matriarche Limath ! Tout va bien ?

- Tout va bien ma fille ! répondit Firiond d’une voix fluette. Juste un petit problème... euh... "personnel" avec notre assassin. Allez en tourments (façon elfe noire de dire "allez en paix") et laissez nous... continuer.

Les pas s’éloignèrent. Firiond attendit encore quelques minutes et sortit de la cellule. Le sombre couloir était désert. Il partit rapidement en direction des écuries. Après quelque temps d’errance dans les entrailles du couvent, Firiond se rendit a l’évidence : il s’était perdu. Une furie le croisa et Firiond reconnu immédiatement celle qui l’avait conduit dans la chambre de la Matriarche. Il l’aborda.

- Je me suis quelque peu égaré dans le palais. Pouvez vous m’accompagner jusqu’aux écuries ?

- Déjà finit avec Limath, Maleus ? Qu’a donc votre cape ?

- Euh... vous connaissez Limath mieux que moi. Quand elle n’est pas contente...

- Oui je comprends. Quant à si je la connais mieux que vous... j’en doute.

Ils arrivèrent rapidement aux écuries et Firond pris congé de sa belle guide. Il venait à peine de monter sur son coursier noir qu’une furie en armes déboula dans les écuries.

"Ce n’est pas Maleus Athorn ! Il vient de tuer notre Matriarche ! Arrêtez le !"

D’un coup d’une des ses bottes en cuir de sang-froid, il envoya valser l’esclave humain qui tenait la crinière de son coursier. Dégainant son épée, il trancha un sein d’une furie qui se jetait sur lui.

Éperonnant sa monture, il partit au galop à travers la cours, renversant au passage les quelques esclaves pas assez rapides pour s’écarter et décapitant d’un revers d’épée une furie qui tentait de lui barrer la route. Il pria Khaine en espérant que ses dames n’auraient pas la présence d’esprit de refermer la porte du couvent.

Et si ! La porte se refermait ! Il lança son cheval au triple galop. Plus que dix mètre ! Cinq ! Deux !

La porte se referma... juste derrière lui, bloquant le passage à ses poursuivantes qu’il entendait pester et crier.

Prit d’un fou rire sadique, il s’éloigna rapidement du palais de Khaine. Enfin, Biliath et son père étaient vengés.

 

Firiond passa chez lui prendre ses effets. Il fit un ballot de ses vêtements, récupéra son armure qu’il enfila prestement, abandonna le coursier noir de l’assassin à l’hydre et passa aux écuries reprendre son sang-froid, Trigloth. Il partit dans la neige Klar Karond, la ville la plus proche de son village.

Il arriva à la nuit aux portes de la ville. On lui ouvra sans faire d’histoire et il se mit en quête d’une auberge pour passer la nuit. Il en trouva rapidement une à l’air moins pitoyable que les autres et y entra.

"L’Auberge Du Dragon Noir" était un endroit chaud et sombre, tenu par un elfe noir nommé Karoth, qui lui était aussi froid que la nuit un soir de décembre à Naggaroth. Après avoir bu une bière tiède comme les aimes les Druchiis, Firiond s’affala dans un fauteuils dur en face de la cheminée et écouta les conversations des pauvres elfes soûls au bar.

- L’arche Noire "Massacre" a accostée hier soir au port. Il parait que son commandant recherche des soldats pour une campagne sur le Vieux Monde. Quels fous iraient s’embarquer sur une Arche Noire pour trois pillages et deux batailles dans un voyage sans retour ? Qu’il aille voir ailleurs si on y est ! J’te parie un esclave gob qu’il ne trouvera personne ici pour aller crever sur le Vieux Monde.

- Je tiens ! cria Firiond de son fauteuil. Dès demain, il se présenterait au capitaine et adieux, furies et Matriarche !

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