file Chute, Premier Acte (v2)

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il y a 9 ans 2 mois #18743 par Ignit
Chute, Premier Acte (v2) a été créé par Ignit
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il y a 9 ans 2 mois #18744 par Zarathoustra
Réponse de Zarathoustra sur le sujet Re:Chute, Premier Acte (v2)
Scene 1
On sent que ce projet te tient à cœur, qu’il a été écrit avec soin. D’ailleurs, tout est richement et précisément décrit (même s’il flotte ci et là des airs d’Azur). Tu fixes effectivement un décor mais je trouve que tu n’insistes pas assez sur l’originalité. J’ai tout lu en me disant que j’avais devant moi l’archétype d’une société elfique et généralement des sociétés féodales, avec d’un côté la noblesse, et de l’autre le peuple dont on s’intéresse assez peu. Bref, c’est très classqiue, alors que tu as moyen de nous surprendre beaucou plus en te focalisant sur ce qui est différent (j’y reviendrais)
Le début insistes beaucoup sur des idées très voisines et finit par être redondant.

Pour moi, tu devrais commencer cette scène par Aryel qui vole dans le ciel. Fais nous vivre son ivresse à voler. Puis profites de sa hauteur pour nous parler des cités qu’il voit et éventuellement de ton background. A toi de le lier davantage à ton histoire. Et dynamise ton exposé en te focalisant sur les sensations du vol. Cela te permettrait de faire des pauses.

Pour moi, cette scène 1 est un peu ennuyante. Tu cherches trop à coller à ta présentation. Je dirais que comencer directement avec une présentation, c’est ce qui vient spontanément à la tête. Mais si on le fait, il faut très vite qu’un enjeu apparaisse. Et il faut trouver un style ou des brèches qui surprennent et bousculent le lecteur. Ici, tout est fait pour le rassurer, pour qu’il n’ait aucune surprise. Du coup, le style que tu emploies te dessert, parce qu’il amplifie le côté appliqué et scolaire.
J’ai écris dans la marge à un moment donné : « Réveille-nous ! » Je crois que c’est ça l’idée. Il faut que tu trouves un moyen dans ton début de secouer le lecteur.
Même tes dialogues n »’y parviennent pas. Tu emploies à nouveau un style très écrits. Ils gagneraient à être simplifiés et plus directs. Tu dois exploiter leur potentiel dynamisant plutôt que chercher à nous prouver que tu sais bien écrire. Si tu veux que le lecteur te lise, tu dois admettre qu’il considère que c’est normal. Tu n’as pas à le lui prouver (surtout que tu justement, tu sais parfaitement écrire) .

Cette scène devrait être retravaillée de la manière suivante :
1- On simplifie et on fait des coupes et chassant tout ce qui peut être redondant ou subtiles nuances dont le lecteur se moque pour l’instant.

2- Tu dynamises le démarrage en étant plus immersif avec tes personnages. Et tu donnes davantage à manger à ton lecteur

3- J’inverserais toute la structure. Démarrage sur l’envol d’Aryel au moment où il quitte Virajel.

4- Tu introduis quelques éléments de background en nous donnant à voir ce qu’il voit. Mais tu cherches surtout à intriguer le lecteur : une femme à disparu. Cette femme n’est pas n’importe qui. Quels problèmes cela pose ? Mais vraiment concrètement pour que le lecteur soit concerné. Lui dire qu’il y en a plein, ça sert à rien.

5- Tu introduits les tempêtes rouges ici. Mais tu n’exploites pas leur potentiel. Soit tu y vas carrément, soit tu te dis que tu as le temps pour ça.

Essaie qu’à l’issu de cette scène on se sente davantage concerné par les enjeux qui nous attendent.


Scene2 :

Je dirais qu’on retrouve les qualités (style, background précis) et les faiblesses de la précédente scène (manque de dynamisme de la mise en scène).
Encore une fois, on se retrouve avec des descriptions. Encore une fois j’ai l’impression d’avoir sous les yeux une demeure elfique. Encore une fois j’ai l’impression que tu es prisonnier de ton cahier des charges pour refaire tout un univers mais qui est finalement très classique.

Bref, il devient urgent de concentrer ton récit sur l’intrigue, plus que sur des descriptions. Ici, relis-toi, il n’y a aucune mise en scène. Le lecteur peut lire la scène, il ne retient quasiment rien, tout est noyé dans des descriptions, du background.

Et j’ai l’impression de lire la même scène, avec un décor différent


Scène 3 :

Et j’ai l’impression de lire pour le 3eme fois la même scène, avec un décor différent : encore un noble avec son conseiller. Toujours des descriptions, et là, même si tu cherches à les renouveler, on est bercé par une certaine somnolence parce que j’attends toujours quelque part que le récit s’intéresse au lecteur. Je crois que c’est le cœur du problème : tu es davantage préoccupé à rendre crédible ton background, à en donner une image précise, qu’à te demander ce qui donnerait envie au lecteur de te lire et d’être excité par ce que tu proposes.

Encore une fois, tu écris bien, donc ne cherche plus à le prouver. Surtout quand on arrive à la 3eme scène, dis-toi que tu n’as plus à faire tes preuves. Ici, le lecteur attend vraiment qu’il y ait des enjeux clairs, captivants.

Or même quand tu introduis des éléments pour ça, comme les tempêtes rouges, ta présentation n’est pas assez mystérieuse. Là, on a l’impression que c’est que c’est un truc interchangeable que j’ai déjà vu dans plein d’histoires. Par exemple, on ne comprend pas en quoi elles ont pu créer des guerres. OK, on nous dit que ça peut-être grave, mais ça ne suffit pas pour m’intéresser. Il faut que tu me le montres vraiment. Et surtout, je dois le vivre comme une vraie menace sur un truc auquel je me suis attaché. Pour l’instant, je n’ai aucune affection pour tes personnages. Ils sont tous décris, mais je ne les sens pas vraiment vivre. Donc ils peuvent tous mourir, je ne vois toujours pas qui saura me plonger et captiver dans le récit.



Bon, c’est certainement très négatif. Peut-être dit de manière brutale, mais je suis sûr que si tu relis ton texte avec ce que je t’ai dit, tu vas de toi-même te rendre compte de ce qui cloche. Tout ton début est trop sage. Bref, débride-ton récit et joue davantage avec le lecteur.
Fais un petit exercice : ne garde que ce que le lecteur, dans la mesure où il ne connait rien de rien à ton histoire, aura envie de retenir et supprime tout le reste. Tu verras que de toi-même tu supprimerais plein de choses. Ca ne veut pas dire que tu dois tout effacer le reste, mais peut-être que ce n’est pas encore le moment de les mettre. Ou que ce n’est pas mis en valeur.
Surtout au tout début, tu marches sur des œufs. Tout ce que tu donnes doit paraître nécessaire pour stimuler l’envie du lecteur de te lire. Essaie plutôt de développer, surtout au début, tout les matériaux que tu aurais gardé. Donne leur de l'ampleur et renforce les enjeux.

Tu verras que si tu écris ton récit en te tournant davantage sur le lecteur au lieu de ce que tu veux créer, tu te rendras compte que les deux ne sont pas incompatibles mais qu’ils impliquent casser la linéarité de ton récit. Et surtout, il faut absolument que tu trouves des scènes qui soient vraiment différentes… Moins de descriptions, plus d’enjeux, des personnages plus vivants, une vraie mise en scène, bref, secoue ton récit un grand coup, je suis sûr qu’avec ton style, tu peux me faire davantage vivre tout ça.

Je te rassure, ce que je te demande de faire, moi-même je ne le fais pas forcément ! Mais ce sont des points sur lequel je fais de plus en plus attention.

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il y a 9 ans 2 mois #18746 par Vuld Edone
Réponse de Vuld Edone sur le sujet Re:Chute, Premier Acte (v2)
Je suis un peu convalescent et complètement groggy, pas vraiment un état pour commenter des textes mais au vu de ces derniers jours, je ne suis plus à une bêtise près.

Bon stop.
J'avais commencé un commentaire linéaire, à mesure de ma lecture, mais même mon état n'excuse pas le ton que j'y prends.
Mais juste, là, stop.

Le problème, MAJEUR, du texte, c'est l'exposition de l'univers. Albe, les Aels, etc...

1.- Après trois paragraphes de pur historiques, en pleine description des arches tu introduis ta narration avec un "or"...
SERIEUX.
Je sais que je suis pas vraiment en bon état - je n'ai presque littéralement pas toute ma tête - mais enfin tu dois bien réaliser que ça ce n'est pas une transition ! "Le royaume de Vladovik comptait quatre duchés de seize baronnies de paf princesse en fuite." Je te promets que c'est l'effet que ça m'a fait.

2.- Les autres cités, la coupure du monde, la Tempête Rouge, la Garde Extérieure, que sais-je encore... CA NE SERT A RIEN ! Les majuscules non plus, je te l'accorde, mais accorde-moi que la Tempête Rouge n'a strictement aucune incidence sur ton intrigue.
De fait, ton intrigue pourrait se passer dans une base sous-marine à l'intérieur d'un volcan du futur in space de la dimension x avec des troglodytes nains bicéphales, ça fonctionnerait pareil.

Et c'est ça le problème du texte. Tu t'intéresses moins à l'intrigue - non, en fait on dirait que tu t'en fiches carrément de l'intrigue - qu'à ton univers. Oui, c'est vraiment l'impression que donne ton texte.
Il faut, vraiment, que tu motives ces explications sur ton univers. Je veux dire, la Garde Extérieure, c'est bon, sans même nous la décrire on est grands, on a compris ce qu'il y avait à comprendre. Pourquoi tu prends encore une bonne moitié de paragraphe à nous en parler ? Mais mince, quoi.
Au moins la tempête rouge ça ne prenait qu'une phrase, si c'était une saga j'approuverais totalement, mais à moins que tu aies révisé radicalement ton histoire c'est l'information la plus inutile de tout le texte.

Et bon sang, tu écris une tragédie ! Une tragédie ! Avec de la fatalité, des dieux ! Ca ne devrait pas être compliqué d'établir des ponts entre un monde abandonné par les dieux qui a déjà subi un désastre et dont les Aels sont visiblement craintifs, et un prince sur le point de rompre les coutumes de son peuple ultra-religieux... Tu as LARGEMENT (mes excuses encore pour les majuscules) les moyens d'exploiter ton univers alors EXPLOITE-LE ! Bon sang.
Zut à la fin.

Et oui, c'est tout ce que je dirai dans mon commentaire parce que c'est vraiment le point à travailler, la chose à revoir. Il y a plein d'autres détails mineurs que mon état plus que douteux m'a fait apparaître mais qui ne pèsent rien en comparaison.
Par pitié, motive tes descriptions.
Le must a été le début de la seconde scène, quand j'ai découvert 1) qu'on avait été dans des jardins et 2) qu'il y avait des jardins dans Albe.
Sérieusement, franchement, honnêtement, je t'en supplie : motive tes descriptions.

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il y a 9 ans 2 mois #18749 par Mr. Petch
Réponse de Mr. Petch sur le sujet Re:Chute, Premier Acte (v2)
L'écriture est belle et agréable à lire, travaillée, ça n'est vraiment pas le problème. On sent la recherche d'une forme d'aristocratie de l'écriture pour coller avec l'aristocratie de ton univers, même si par moment, elle est trop stéréotypée, ou du moins pas assez homogène. Par exemple, tu n'hésite pas à utiliser un vocabulaire un peu précieux, comme :

Lui-même était issu d’une famille qui, depuis des éons, servait la cité dans la Garde Royale ou, occasionnellement, dans les cercles royaux les plus fermés ; il se devait de ne pas ternir l’honneur de sa famille, dont on accueillait généralement le nom par un hochement de tête et un sourire confiant, rassuré. C’était ainsi que fonctionnait la Cité depuis des éons :


Là j'ai souligne le mot "éon" : en le lisant j'ai eu cette réflexion : il veut faire sophistiqué, alors il met un mot rare de temps à autre. Mais là, le fait même que tu doives répéter le même mot à la ligne en-dessous montre une certaine faiblesse de cette stratégie (si c'est vraiment ta stratégie... je spécule). Si tu veux aller dans cette direction, vas-y franchement, exerce-toi à écrire dans une tonalité précieuse sur les autres paragraphes. On le sent aussi quand tu veux installer ton univers par un vocabulaire propre (les "lunes", les "Compagnes/Compagnons", le nom des dieux...). Mais là encore, je pense que tu as intérêt à y aller plus franchement.

Bon... Sinon je ne reviens pas sur la remarque précédente de Feurnard, sur la description du monde... Il faut effectivement motiver les descriptions : s'il ne comprend pas pourquoi on lui raconte tout un historique, il ne lit pas. Et dans ton texte il y a clairement trop d'informations dont on ne comprend pas l'intérêt pour le moment (même si je ne doute pas qu'il y en ait un). Le cas classique est la tempête rouge, qui intervient dès la scène 1, puis on s'en moque pendant plusieurs paragraphes, puis elle réapparaît à la scène 3. Il aurait été mieux soit de l'exploiter directement dès la scène 1, soit d'attendre la scène 3 pour en parler.
Et j'y ai pensé aussi avec une double évocation de la scène 2 : celle de la narration d'une histoire des Dieux, puis celle des trois dieux. C'est très rapide, trop rapide, et complètement détaché du reste (là où l'évocation des Compagnes/Compagnons se justifiait pour comprendre l'attitude du prince). Il aurait mieux fallu ne pas en parler, ou carrément en faire le centre de la scène (ou éventuellement le garder pour plus tard pour en faire le centre d'une scène). Car avec cette histoire de "prêtre conteur", tu as une occasion en or d'épaissir ton intrigue tout en développant ton univers. J'imagine bien une scène où tu nous fais assister à une narration, avec en arrière-plan l'intrigue amoureuse principale (par exemple la disparue réapparaît pendant la narration ; éventuellement à un moment où la narration parle justement d'une divinité disparue puis revenue, ou que sais-je) ; mais l'impératif est que cette scène soit intégrée à l'intrigue. Ici, elle arrive en plein milieu et n'a pas de sens.

En fait, il y a une troisième chose qui me gène, et je crois qu'elle est liée à la précédente, c'est l'absence de point de vue et de jugement sur ton univers. Tu utilises un narrateur qui est relativement neutre, voire légèrement hagiographique : il se contente de décrire le monde des Aels, il est un peu avec eux, sur leur petit nuage et... je trouve qu'il est assez plat. Il manque à ton texte un moyen, pour le lecteur, de mettre en perspective le peuple merveilleux que semblent être les Aels, et tu y as tout intérêt dans la mesure où il va s'y passer quelque chose de tragique. Il faut qu'on comprenne qu'il y a "quelque chose de pourri au royaume des Aels".
On l'entrevoie à deux occasions, et j'ai bien cru que tu allais ici saisir ta chance de rééquilibrer le récit :

Le rôle de cette garde consistait à patrouiller aux alentours d’Albe et à veiller à sa tranquillité, une tâche souvent monotone car le calme de la cité n’était que rarement troublé. Il s’agissait pourtant d’une tâche nécessaire et l’ennui lié à cette fonction était compensé par la possibilité pour les Gardes de passer l’intégralité de leur temps à planer au gré des vents.


Dans ce paragraphe tu introduis l'ennui, et j'espérais que tu développes ce trait qui semble partagé par tous les Aels (et en particulier par le prince qui n'a rien de mieux à faire que de se tourmenter tout seul).

Et puis à la fin, scène 3 :

En d’autres temps, sans doute aurait-il laissé faire sans mot dire car la vie dans la cité d’Albe est d’ordinaire paisible. Néanmoins, la recrudescence d’orages ne présageait rien de bon, et les Prêtres craignaient qu’une nouvelle Tempête Rouge éclate. Nul ne savait expliquer ce qu’était exactement que la Tempête Rouge et pourquoi elle éclatait, mais ce cataclysme avait duré des jours et des jours, rendant comme fous les Aels d’Albe et d’ailleurs. Elle avait causé la Guerre des Cieux, une guerre sanglante et démentielle, qui avait vu s’entretuer les Aels sans réelle raison. Lorsqu’elle avait cessé, la Blanche Cité en était sortie épuisée, hagarde et nombre des siens étaient tombés sans qu’aucun sache ce qui les avait mené à se battre ainsi. Depuis lors, presque tout contact avait été rompu avec les autres Cités et Albe avait pansé ses plaies, saisie d’incompréhension.


Il y a l'évocation de la Tempête Rouge. Là aussi je trouve que tu rates une occasion de mettre un peu d'enjeu dans un univers somme toute assez traditionnel et dont on se demande s'il pourra en sortir une intrigue. Avec le récit de la tempête rouge, tu peux montrer comment les Aels vivent avec un passé sordide, dans le fond, dans une sorte de solitude forcée et ultra-conservatrice. Or là, la phrase "nombre des siens étaient tombés sans qu’aucun sache ce qui les avait mené à se battre ainsi" est assez frustrante : elle donne l'impression que, dans le fond, cet épisode n'était qu'un mauvais moment à passer, jamais vraiment expliqué, et on peine vraiment à en saisir les incidences.

**

Donc, en résumé :
- motive tes descriptions
- limite l'évocation de l'univers, ralentit, prend ton temps : présente une chose à la fois, une tradition à la fois, qu'on ait le temps de la digérer, d'en comprendre l'intérêt pour l'intrigue, et que tu ne tires pas toutes tes cartouches d'un coup
- introduit un peu d'enjeu dans l'intrigue, pour montrer la face sombre des Aels
- développe et assume davantage, si telle est ta stratégie, ton écriture à la fois précieuse et néanmoins lisible, en enrichissant ton vocabulaire, par exemple

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il y a 8 ans 11 mois #18856 par Imperator
Réponse de Imperator sur le sujet Re:Chute, Premier Acte (v2)

aux traits pourtant tendres, comme sculptés dans une roche friable, avec le plus grand des amours

Étrange comparaison. Des traits sculptés dans une roche friable... je ne suis pas sûr de savoir comment l'interpréter, mais instinctivement c'est péjoratif, puisque j'associe l'idée de friable avec sa peau, qui devrait au contraire être ferme et lisse.

C’est à ce fantôme de celui qui fut adulé par son peuple

Je n'arrive pas à me faire un avis sur ces formulations. L'ennui, c'est qu'elle ne semblent servir qu'à compliquer les dénominations, et non pas à apporter un élément supplémentaire à l'intrigue ou à renforcer une ambiance.
Ce dernier point est d'autant plus ennuyeux que je peux voir l'envie d'opposer l'idée de fantôme à l'adulation du peuple, pour marquer le passage du temps et le déclin. Mais c'est quelque chose que tu avais déjà dit auparavant et le répéter ici me donne juste l'impression que c'est superflu.

réprimant l’envie pressante que ses ailes avaient de s’étendre et de le porter dans les cieux.

Tu mets un fort accent sur l'envie que les aels ont de voler. Mais jusqu'à présent, ça ne semble pas avoir d'importance dans l'histoire ou pour le lecteur. Ce ne semble être qu'un détail de background, alors que tu appuies desssus très fortement.

des plus illustres familles, il s’était illustré

La répétition ne se justifie par aucune figure de style que j'aie pu entrevoir.

qui voyait en lui une sorte e mentor, ignorant tout de la duplicité de son « ami ».

Manque un "d". Il y avait d'autres petites erreurs, mais celle-ci ressort trop.

à accepter sans la moindre hésitation le plan pourtant criminel de celui qu’il tenait pour son véritable seigneur.

Certes il y a une notion d'enlèvement, qui est illégal, mais de là à parler d'un plan criminel. Sur le coup, il ne cherche qu'à discréditer le prince...
Étrangement, je me souviens que le plan était beaucoup plus étoffé la dernière fois que je l'avais lu. Ici, il paraît juste vite exposé en quelques lignes:

Ce n’est qu’une question de temps avant que le Prince ne cède aux avances d’Yvial. Il n’y aura plus qu’à faire réapparaître sa Compagne pour qu’il soit à jamais discrédité.

Je me souviens que j'avais adoré ce plan, que je le trouvais machiavélique. Ici, on a presque l'impression que Devisel a passé dix minutes à y réfléchir, principalement parce que, selon notre culture, il ne suffit pas que l'ancienne femme portée disparue revienne pour discréditer quelqu'un. Bien sûr c'est le cas dans ton monde, mais tu n'en as informé le lecteur que très indirectement et il doit carrément l'interpréter en lisant entre les lignes.

De plus, l'idée de discréditer le prince, ici, ne semble pas porter à conséquence. Rien ne dit que Devisel sera un mauvais souverain. Rien ne me porte à vouloir absolument soutenir le prince (même s'il est décrit comme quelqu'un de très bien).
Même si je reconnais qu'il est utile de défendre Devisel d'être juste "mauvais parce qu'il est mauvais", il serait bon que le discrédit du prince ait quelques conséquences un peu plus sévère. Ou que le lecteur ait une raison de ne pas prendre partie pour Devisel (comme j'ai eu tendance à vouloir le faire...).

***

Sinon, en général la lecture était facile, mais un peu longue. Tu appuies beaucoup sur des détails qui ne servent pas le lecteur. On sent que tu aimes les aels et que tu aimerais qu'on les voit comme tu les vois. Mais tu as toute l'histoire pour ce faire. J'ai la sensation que la moitié des descriptions pourraient être employées pour se recentrer davantage sur les éléments dont le lecteur a besoin, et non pas:
- la beauté de la cité (une fois suffit le plus souvent)
- à quel point les aels aiment voler
- à quel point les aels sont gentils et (littéralement) angéliques
Décrire davantage la tempête rouge (vu que ça semble concerner directement l'histoire) ou l'importance du code d'honneur chez les aels (notamment le fait d'attendre deux mois), voire nous présenter Yvial seraient à priori plus utile.

Je n'ai pas d'avis tranché, et ça m'ennuie d'arriver en proposant de ré-écrire 20% du texte alors que tu as déjà autant travaillé ce récit... surtout que j'ai déjà commenté au moins une fois l'ancienne version (ou l'une des anciennes versions...). Je me sens un peu coupable, mais je ne peux pas non plus taire ce que je ressens en lisant.

Impe.

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Modérateurs: SanKundïnZarathoustra
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